Questions guidées
Chaque question est associée à une structure orale ciblée. L'étudiant répond librement, puis la structure est révélée et répétée à voix haute. Principe : la production elle-même est moteur d'acquisition.
Ne pas corriger pendant la prise de parole. Révéler la structure après la réponse et la répéter ensemble à voix haute. C'est dans cet instant de comparaison que l'apprenant "remarque" l'écart et ancre la forme (Schmidt, 1990).
Structures clés
16 formes calées sur les descripteurs CECRL officiels, classées par fonction. Cliquer sur une carte pour voir les exemples et un mini-drill. Objectif : automatisation des formes en mémoire procédurale.
Banque de sujets
38 sujets classés par thème et par niveau. Filtrer, piocher, cocher les questions traitées. Le filtre de niveau permet de cibler le palier légèrement au-dessus du niveau maîtrisé.
Production guidée
4 monologues guidés. L'étudiant produit librement, puis compare à une production de référence annotée. L'autoévaluation sur 4 critères entraîne la métacognition — capacité à repérer ses propres lacunes.
Shadowing
Répétition simultanée d'une phrase modèle, sans temps de réflexion. Active simultanément l'écoute, le traitement phonologique et la production — contourne la traduction mentale et développe la mémoire procédurale articulatoire.
Ne pas corriger la grammaire pendant le shadowing — uniquement le rythme et l'intonation. Si l'étudiant hésite, ralentir légèrement et reprendre. 10 à 15 minutes maximum : l'exercice est cognitivement dense. Idéal en début de séance comme échauffement oral.
Photo-parole
Une scène du quotidien est décrite oralement. L'étudiant accomplit des tâches de communication progressives — de la description simple à la réaction personnelle. Chaque tâche cochée libère la suivante.
Décrire la scène oralement (30 secondes), sans image réelle. Cocher une tâche dès qu'elle est partiellement réalisée. Reformulation discrète : reprendre l'idée de l'étudiant avec la forme correcte dans votre réponse — jamais de correction frontale.
Jeux de rôle
12 situations sociales réelles avec imprévu intégré, inspiré du protocole FSI : pousser l'apprenant à fonctionner dans des situations non préparées. Aides lexicales disponibles à la demande.
Jouer le contre-rôle naturellement. Introduire l'imprévu après 1–2 échanges. Reformuler les erreurs dans vos répliques — jamais en interrompant. Clore : 1 point positif + 2 axes ciblés. L'imprévu est le cœur de la méthode : il force l'adaptation spontanée, compétence-clé à A2/B1.
Carte-défi oral
Un défi de 45 secondes : expliquer, définir, décrire sans utiliser le mot interdit. Entraîne la périphrase — compétence de compensation fondamentale à A2/B1 selon le CECRL ("peut définir les caractéristiques de quelque chose dont le nom lui échappe").
Ne jamais utiliser le mot interdit
Utiliser des exemples concrets
Poser une question s'il est bloqué
Amorcer : "C'est quelque chose qui…"
Augmenter la difficulté à la volée
Prendre le rôle lui aussi
La périphrase est la compétence de compensation centrale à A2/B1 — le CECRL la décrit explicitement comme critère de niveau. Valoriser toute tentative, même imparfaite. Ne jamais donner le mot interdit — reformuler la périphrase de l'étudiant dans votre réponse.
Dés à parole
Deux dés : un thème, une contrainte linguistique. Le hasard enlève la pression du choix et abaisse le filtre affectif. L'étudiant parle 1 minute sur la combinaison tirée. La contrainte cible une structure précise à A2 ou B1.
Observer la fluidité et le respect de la contrainte. Ne pas corriger pendant la prise de parole. Après la minute : une relance, pas une correction. La contrainte linguistique cible une structure précise — cocher si elle a été utilisée correctement.
Je suis d'accord ?
10 affirmations à commenter. L'étudiant prend position et argumente. Le professeur adopte systématiquement la position opposée pour forcer l'usage du désaccord poli et le maintien de position — compétences explicites du niveau B1.
À mon avis, c'est plutôt…
Je comprends, mais…
Pas forcément, parce que…
Justement, c'est pour ça que…
Ça dépend aussi de…
Malgré tout, je pense que…
Mot surprise
Un mot surgit. L'étudiant fait une phrase vraie, associe à un autre mot, explique le lien. Le mot associé devient le prochain point de départ. Développe la fluidité lexicale et les connexions entre concepts.
Valoriser toute association, même inattendue. Si blocage : "Ce mot te fait penser à quoi dans ta vie ?" Le mot proposé par l'étudiant devient le prochain point de départ — c'est l'étudiant qui pilote la chaîne.
Vrai ou faux ?
L'étudiant dit 3 anecdotes — deux vraies, une inventée. Le professeur devine laquelle est fausse et justifie. Puis les rôles s'inversent. Active la narration au passé dans un contexte ludique à filtre affectif bas.
Quand j'étais petit(e), je…
Il y a [durée], j'ai…
C'était en [lieu / moment]…
Ça me paraît vrai / bizarre…
Tu n'es pas sérieux(se) ?
Je n'y crois pas, parce que…
Grille d'observation
Grille d'évaluation rapide à compléter pendant ou après la prise de parole. Calée sur les 5 critères qualitatifs officiels du CECRL (étendue, correction, aisance, interaction, cohérence) et les descripteurs ACTFL OPI. Génère un commentaire de débrief automatique.
Références
Méthodes, institutions et travaux de recherche qui fondent les activités de cette application.
« Ne pas corriger pendant la prise de parole. Observer, puis reformuler. La correction frontale interrompt le flux et active le filtre affectif. La reformulation discrète dans la réplique du professeur permet à l'apprenant de s'auto-corriger sans pression. »
Krashen (filtre affectif) · Swain (pushed output) · FSI (protocole de débrief)